Un Manga Kissa à Angers avec Fabien Bulcourt

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Bonjour à toutes et à tous, internautes et auditeurs de la planète Eco, dans cet épisode nous allons voyager au pays du soleil levant mais tout ça grâce à la culture et à la lecture car oui il est possible de voyager depuis son canapé en dégustant une spécialité nippone ou en sirotant une boisson made in Anjou. Cette promesse c’est le futur Manga Kissa qui ouvrira sur Angers dès lors que le contexte sanitaire nous le permet. Je suis allé à la rencontre de Fabien Bulcourt, le porteur de projet de ce futur lieu convivial aux notes angevines et japonaises. Bonjour Fabien..

Est-ce que vous pouvez vous présenter et nous présenter la genèse de Manga Kissa 49 ?

 

Moi c’est Fabien Bulcourt, j’ai 37 ans, je suis père de famille j’ai deux enfants. Manga Kissa comment c’est arrivé… j’ai depuis très longtemps toujours eu dans un coin de ma tête l’idée d’ouvrir un restaurant ou un bar, comme beaucoup de monde des fois on a une petite idée comme ça, le temps passe on travaille on fait autre chose. Et là ça fait maintenant un peu plus de quinze ans que j’étais dans l’informatique en tant que développeur de logiciels puis chef de projet. Et arrive un moment où je ne m’y retrouvais plus dans le travail même si ça se passait bien en soi, mais plus de sens, plus vraiment d’envie. Donc j’ai commencé à re réfléchir à ce petit projet que j’avais dans un coin de ma tête, je me suis dis « qu’est ce que je pourrais faire avec ça ? ». Donc je me suis dis “j’aime bien le côté restaurant, je suis un peu passionné des mangas aussi, est-ce que je ne peux pas faire quelque chose avec ça ?”. Pendant un moment j’avais aussi une idée des jeux de société parce que j’aime beaucoup les jeux de société. Et donc j’ai creuser là dessus, en est venu Manga Kissa c’est-à-dire d’allier la partie restauration japonaise avec les mangas pour essayer de faire un lieu de culture japonaise, où les gens pourraient se retrouver, y découvrir et partager des choses autour du Japon et du manga.

 

Concrètement qu’est ce que vous envisagez de faire, parce qu’on rappelle pour les auditeurs  pour l’instant donc c’est pas ouvert, c’est en projet. Qu’est ce que vous voulez mettre concrètement à l’intérieur ?

 

Il y aurait une partie restauration le midi, on aurait trois plats proposés tous les midis qui changeront toutes les semaines en fonction des saisons sur des plats spécialité japonaise. Donc on ne sera pas sur des sushi ou ce genre de produit mais vraiment des plats plutôt traditionnels : des ramen, ce genre de chose. Ça c’est pour la partie du midi, et après on aura sur toute la journée un salon de thé avec des pâtisseries faîtes maison sur place, aux saveurs japonaises aussi, ça pourra être des pâtisseries européennes mais revisitées avec des goûts japonais voire même des spécialités japonaises qui seraient en vente sur toute la journée dans la partie salon de thé avec dans ce salon des boissons locales, pour essayer de travailler un peu le local. On a cette envie un peu d’être éco-responsables malgré le fait que le Japon ne fait pas tout de suite penser au côté éco-responsable mais on a envie de travailler avec des produits frais, locaux, bio. Donc on aura cette partie boisson locale, on aura aussi quelques boissons japonaises quand même pour faire découvrir. Après les chocolats chauds, le café classique mais en essayant de travailler sur des bons produits pour pouvoir profiter vraiment d’un moment sympa et de déguster des choses agréables.

 

Donc on peut imaginer un espace lounge, où on peut lire aussi des mangas ?

 

Tout à fait, c’est exactement ça l’objectif. Ça va dépendre du local, je suis en train de le chercher, j’ai quelques pistes mais rien encore de bien concret. L’objectif ce serait vraiment d’avoir un espace plus dédié à la restauration, on pourrait aussi y venir pour le salon de thé, et un autre espace un peu plus au calme vraiment lounge, cocooning, où on peut se poser, déguster, lire, être un peu plus au calme pour ceux qui en ont envie, et puis un autre endroit où là on peut partager un peu plus facilement et sans gêner les personnes qui aimeraient venir juste lire.

Et à côté de ça une autre partie qui serait une épicerie fine pour proposer les produits locaux qu’on peut déguster, qu’on peut boire déjà dans la partie salon de thé, et puis quelques produits du coin, et quelques confiseries aussi japonaises pour faire découvrir des goûts dont on n’a pas du tout l’habitude chez nous. Par exemple ils ont des grandes variétés de kitkat, nous on en a 1, là-bas c’est démultiplié mais avec des goûts qui sont …

 

Improbables

 

Cheescake, ça peut même être salé,voilà il y a des choses pour découvrir un peu ça c’est marrant.

 

Et alors Manga Kissa ça veut dire quoi ?

 

Manga Kissa ça veut dire « Café Manga » en japonais, c’est pour ça je me suis dis “je vais faire assez simple je vais partir sur ça”. C’est un terme qui par contre là-bas a un sens un petit peu différent de ce que moi j’amène parce que le café manga au Japon c’est vraiment autre chose dans le sens où c’est ouvert 24h sur 24, on peut y dormir, on peut lire des mangas, on peut y manger. On est sur un concept ++ mais je voulais amener quand même ce nom là par rapport à ce que je voulais faire même si on n’est pas exactement dans le même concept.

 

Donc peut-être faire attirer des japonais aussi qui vivent dans le coin ?

 

Oui tout à fait, après ceux qui lisent le manga et qui connaissent un peu le Japon ça leur parle, ce terme là leur parle sans soucis, c’est vrai que c’est un terme qu’on commence à retrouver de plus en plus même en France.

 

Et vous parlez un peu japonais ou pas du tout ?

 

Non pas du tout, alors j’ai deux trois mots parce que j’ai regardé pas mal d’animés en VO, mais non je n’ai pas ces connaissances là. Après au niveau de la culture japonaise c’est vrai que je n’ai pas cette grande culture qu’ont certains. Moi je l’ai eu par les mangas parce que j’aime bien les lire mais je ne suis pas un grand passionné comme il y en a. Il ya des gens qui connaissent beaucoup mieux que moi tout ça mais j’aime bien, disons que je suis attiré par ça. De pouvoir ouvrir ce lieu et de pouvoir échanger avec les personnes sur tout ça, vraiment j’ai hâte.

 

Donc l’idée c’est de, une fois que la crise sanitaire sera effectivement terminée, d’essayer d’ouvrir à ce moment-là ...

 

Oui tout à fait, l’objectif, alors c’est un objectif fixé mais ça va dépendre du local et de la crise sanitaire, ça serait de pouvoir ouvrir cet été ou après les vacances, dans ce créneau là ce serait vraiment sympa sachant que j’ai déjà trouvé ma cuisinière parce que moi je ne suis pas du tout du milieu de la restauration, donc il me fallait quelqu’un pour ça. Parce que l’objectif c’est quand même de fournir des choses de qualité donc j’ai trouvé la personne qui devrait …

 

D’accord, vous vous serez en salle à accueillir les personnes, à parler mangas..

 

Oui c’est ça, à vraiment avoir ce côté un peu plus relationnel qui me manquait aussi dans le travail que j’avais avant, que je voulais trouver, parce que derrière un bureau je commençais un petit peu à en avoir marre donc c’est aussi cette ouverture là qui me plaisais.

 

Mais si je reviens justement sur votre parcours, au niveau du développement de logiciels, on est de plus en plus sur des choses comme le Green IT, c’est pas quelque chose qui aurait pu vous attirer aussi ?

 

En fait je ne voulais plus faire de l’informatique, simplement j’en avais un peu marre, je voulais changer, je voulais trouver autre chose. Là de pouvoir être au contact des gens tous les jours, alors ça a ses avantages et ça peut avoir des inconvénients aussi, mais ça va apporter autre chose. Le contact humain me manquait quand même sur l’aspect échange qu’il peut y avoir dans le commerce qui m’attire.

 

Alors tout à l’heure vous parliez aussi des fournisseurs locaux, est-ce que vous pouvez en citer quelques uns ?

 

Oui, alors pour l’instant il n’y a rien encore de concret parce qu’on n’est pas ouvert mais j’ai des contacts de différents fournisseurs. Par exemple juste à côté d’Andard là où j’habite, on a la ferme des Chapelles qui est un maraîcher bio où je prends mes légumes moi-même et donc j’ai vu avec eux et on pourrait travailler ensemble pour fournir les légumes pour le restaurant. Après en termes de boissons il y a des boissons qui m’intéressent comme Bissap Anjou qui font des jus de fruits qui me plaisent aussi et dont les valeurs correspondent à ce que je recherche. Il y a aussi La Loère, qui est dans un département voisin dans la Loire, qui propose des cocas, des limonades ce genre de produit mais 100 % naturel et bio. Donc faire une alternative au soda des grandes marques en proposant quelque chose de plus responsable.

 

Et pour les produits japonais, directement avec un fournisseur japonais ?

 

Pour les produits japonais, c’est un peu plus compliqué, là je suis en échange pour toute la partie confiserie/snacks avec une entreprise française mais qui travaille en direct avec le Japon, ça vient directement de là bas, c’est livré chez nous. On passe vraiment par la poste japonaise, j’ai discuté un petit peu avec eux. Après il y a quelques grossistes malgré tout pour des produits très particuliers donc comme foodex où là on est sur des grossistes un peu plus traditionnels. Pour certains produits on va être obligé de passer par ça pour ramener des produits de là-bas.

 

Oui en même temps c’est sûr, on ne peut pas trouver tout forcément sur place.

 

Non, mais l’objectif c’est que les produits frais vraiment, donc tout ce qui va être viande, légumes, ce soit du bio et même de la viande locale. Là j’ai un contact avec le comptoir des viandes qui regroupe des producteurs de viande bio, ils ont tous leurs labos là-bas, et ce serait d’essayer de travailler avec eux pour fournir les viandes aussi.

 

Ca fait combien de temps que vous pensez à ce projet ? C’était avant la crise déjà ?

 

Oui ça doit faire maintenant -1 an et demi que je me suis mis à y penser plus sérieusement, à me dire  il faut que je passe à autre chose, que j’arrive vraiment à concrétiser ce projet, histoire de ne pas avoir de regrets tout simplement, et de se dire “j’y vais, on se lance, c’est une aventure et puis il n’y a pas de raison que ça ne se passe pas bien mais moi dans tous les cas, quoi qu’il se passe, j’aurais essayé”.

 

Et ce n’est pas trop un frein cette crise pour ouvrir quelque chose dans les métiers de bouche ?

 

Moi actuellement au point où j’en suis ça n’a pas trop été un frein puisque n’ayant pas encore le local, n’ayant pas encore de date d’ouverture, je ne suis pas encore dans l’attente de me dire « là j’ai tout qui est prêt, est-ce que j’ouvre est-ce que je n’ouvre pas ». Donc j’ai cette chance là, j’aurais créé ça il y a deux ans ça aurait été à mon avis beaucoup plus compliqué. Après il est vrai que l’on me pose souvent la question mais ça ne m’inquiète pas parce que de toute façon il va falloir qu’on se remette à vivre malgré tout, les choses vont rouvrir donc il faut aller de l’avant et continuer à avancer pour reprendre du plaisir. Se retrouver de nouveau tous ensemble à boire un verre ou à manger ça va devenir primordial à un moment ou à un autre parce que ça devient compliqué. A emporter c’est bien mais on se retrouve tout seul à manger ou dans un lieu “comme on peut”, ce n’est pas le même confort.

 

C’est vrai que quand ça va rouvrir il risque d’y avoir un peu un afflux …

 

Oui cet afflux là j’avoue qu’il « m’inquiète » parce qu’au contraire ce sera très bien mais n’étant pas moi-même restaurateur, forcément au départ si il y a vraiment beaucoup de monde va falloir réussir à gérer tout ça mais je ne m’inquiète pas, j’ai vraiment hâte de pouvoir me confronter à cette ouverture là.

 

Et vous êtes accompagné par la chambre de commerce ?

 

Je suis accompagné par la MCTE avec qui j’ai des rendez-vous régulièrement, j’ai aussi mon cabinet expert comptable qui m’accompagne bien, qui me donne des conseils pour le prévisionnel et pour tout ça. Et dans la recherche de locaux, je suis avec différents agents immobiliers sur Angers qui me conseillent aussi avec qui on essaye de trouver le local qui conviendra.

 

Sur la partie un peu « accueil du public », ce genre de chose, vous avez envie de faire ça au feeling ?

 

Oui je suis plutôt parti pour faire ça au feeling, c’est vrai que je n’ai pas vraiment d’expérience là-dessus mais j’ai le contact qui se passe plutôt bien généralement avec les gens donc je me dis qu’il n’y a pas de raison que ça ne le fasse pas. Donc ça ira comme ça au feeling oui.

 

J’ai une petite question récurrente dans mes podcasts, est ce que vous pensez que les futures générations auront une fibre un peu éco ?

 

Oui je pense clairement qu’on passe une autre étape par rapport aux générations passées, je le vois rien qu’avec mes enfants moi avec mes fils ça passe par le tri, ça passe par toutes ces choses là, ils y pensent systématiquement, les papiers direct c’est la poubelle, jamais ils ne vont commencer à mettre les choses par terre, alors après peut-être que je fais une généralité de ce que je connais autour de moi mais j’ai quand même l’impression qu’on en parle beaucoup plus et que ça rentre dans ces générations là. Les générations d’avant, même si on en parle beaucoup, il y a encore beaucoup de réticences malgré tout. Mais je pense que les nouvelles elles attendent ça, elles voient quand même ce qui se passe autour de nous, on a beau dire la planète malgré tout il y a pas mal de choses qui se passent et ils se rendent compte, je pense, que ça ne va pas pouvoir continuer comme ça. Sincèrement je suis plutôt positif par rapport aux nouvelles générations. J’espère juste que ce sera pas trop tard malgré tout, mais bon on va être positif et dire que ça va aller dans le bon sens.

 

Oui surtout qu’il y a pas mal de choses qui sont mises en place, alors c’est vrai on voudrait que ça aille beaucoup plus vite...

 

Oui mais ça ne se peut pas, on ne peut pas. On a des années et des années d’industrialisation derrière nous, ça ne peut pas changer du jour au lendemain ça c’est sûr. Donc je pense qu’on est sur la bonne voie et espérons que ça s’accélère un peu mais en tout cas je suis plutôt positif sur les nouvelles générations qui arrivent.

 

Comment on peut vous contacter pour l’instant ?

 

Pour l’instant j’ai une page Facebook, on peut me retrouver dessus en tapant Manga Kissa 49, je tiens aussi un compte LinkedIn donc pareil on peut me retrouver en tapant ça, et j’ai un compte Twitter aussi. Sur la page Facebook actuellement je dois être autour de 700 abonnés, je suis plutôt content parce que n’ayant pas ouvert je me dis que ça va faire une bonne pub quand ça partira.

 

Eh bien on va rester en veille en tout cas pour l’ouverture de Manga Kissa et puis j’invite tous les auditeurs, quand ce sera ouvert bien sûr, à aller donc déguster des petites spécialités ou bizarreries japonaises avec des boissons locales. Merci beaucoup Fabien.

 

Merci beaucoup Yves.

 

Vous venez d’écouter un nouvel épisode de Génération Eco, merci pour vos partages et commentaires sur les différentes plate-formes et réseaux sociaux, cela aide le podcast à grandir. Je vous dis à bientôt sur Génération Eco.