La RSE ou comment allier développement durable et entreprises

Photo de LYCS Architecture sur Unsplash.com

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Les entreprises sont des acteurs majeurs de la transition écologique. En mettant en place une politique RSE, elles s’engagent en faveur du développement durable et agissent pour un monde meilleur.

La RSE, qu’est-ce que c’est ?

La RSE (ou Responsabilité Sociale des Entreprises) regroupe l’ensemble des contributions que peut faire une entreprise en faveur du développement durable. Elle repose sur trois préoccupations majeures : sociale, environnementale et économique. La Commission Européenne la définit plus précisément comme « l’intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et leurs relations avec leur parties prenantes. » Ces dernières sont nombreuses et englobent les clients, les fournisseurs, les actionnaires, etc. Les mesures mises en place peuvent être par exemple la formation et la sensibilisation des salariés aux problématiques RSE, l’installation de panneaux photovoltaïques sur le toit l’entreprise afin de produire une énergie verte, la favorisation des transports doux (par exemple une prime pour les salariés qui se rendent au travail à vélo), etc. L’entreprise peut également inciter ses collaborateurs à changer leurs habitudes en utilisant, par exemple, une monnaie à impact positif comme le Tournesol. Si ce concept vous intrigue, n’hésitez pas à aller écouter le podcast dédié à cette monnaie pas comme les autres !

Les avantages pour une entreprise d’appliquer une politique RSE sont nombreux. Tout d’abord, en communiquant sur les changements qu’elle souhaite opérer, elle se distingue de ses concurrents et améliore son image. Cela lui permet donc d’acquérir de nouveaux partenaires d’affaires ayant les mêmes valeurs, et d’attirer de nouveaux talents séduits par la démarche de l’entreprise.

 

Des entreprises qui s’engagent

Même si le concept de RSE n’est pas aussi répandu qu’il devrait l’être, de plus en plus d’entreprises s’engagent dans cette voie. Suez (anciennement Suez Environnement) fait partie de ces entreprises. Elle a pour objet la gestion de l’eau et des déchets et est aujourd’hui le premier fournisseur privé d’eau dans le monde. Elle a par exemple fait en sorte que les émissions de CO2 produites par l’usine Mars Chocolat de Haguenau soient transformés en vapeur verte. Cela éviterait le relâchement de plus de 130 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère sur une durée de 15 ans. A plus grande échelle, Suez s’engage également socialement en participant au projet « Water for slums » lancé en 2015. Le but est d’améliorer de façon significative l’accès à l’eau pour plus de 750 000 habitants de Mumbai (Inde). De plus, l’entreprise a de grands objectifs pour l’année 2021 : augmentation de plus de 10% de la production d’énergie renouvelable, multiplier par 2 les volumes de plastiques recyclés, … Les efforts de Suez ne sont pas nouveaux et ont déjà été récompensé. En 2014, un classement établi par E-RSE regroupant les meilleures entreprises en matière de RSE plaçait Suez à la 10ème position, soit la première entreprise française du classement.

Un autre exemple de politique RSE qui fonctionne est celui des Laboratoires Expanscience. Il s’agit d’un laboratoire pharmaceutique spécialisé dans la dermo-cosmétique, la rhumatologie et la dermatologie. Dès 2004, Expanscience adhère au Pacte Mondial des Nations Unies. Leurs actions RSE sont aujourd’hui nombreuses et se retrouvent à toutes les étapes de conception. Par exemple, pour son approvisionnement, l’entreprise est membre depuis 2011 de l’Union pour le BioCommerce Ethique (UEBT). Elle revendique une traçabilité exemplaire pour les avocats et maca utilisés dans ses produits grâce à l’acquisition de l’exploitation péruvienne Deshidratados Tropicales. De plus, elle utilise des avocats non calibrés et non exportables pour l’alimentation qui étaient autrefois invendus.

Les produits commercialisés par le laboratoire sont également constitués d’actifs cosmétiques tous d’origine naturelle. Concernant la fabrication de ces produits, entre 2010 et 2019, les usines de production ont réussies à réduire leur consommation d’eau de 16,5% et leur consommation de gaz de 16,8% pour 100 unités produites. Expanscience souhaite aller encore plus loin et se fixe un objectif de 50% de réduction d’ici quelques années.

Les emballages, quant à eux, ont également été repensés : allègement des flacons, suppression des notices et étuis lorsque cela est possible, utilisation de matières recyclables pour les étuis et flacons, etc.

Au sein même de son organisation, le laboratoire a voulu s’engager. Il promeut depuis plusieurs années un programme de « Qualité de vie au travail » et met l’accent sur l’embauche de seniors et l’égalité entre hommes et femmes. Il encourage également l’innovation participative à travers la démarche « Graine d’ID ».

Tous ces efforts ont permis aux Laboratoires Expanscience de devenir le premier laboratoire pharmaceutique et dermo-cosmétique du monde à obtenir la certification B Corp. Celle-ci est accordée aux entreprises mettant en œuvre des pratiques responsables et des objectifs d’engagement sociétal, environnemental, de gouvernance mais aussi de transparence.

Même si elle reste peu connue du grand public, la RSE est pourtant un levier majeur du développement durable. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à appliquer cette politique, mais attention aux fausses promesses… Surfant sur la « mode » de l’écologie, certaines n’hésitent pas à l’utiliser simplement pour redorer leur image, sans pour autant faire de changements en profondeur. Le greenwashing est donc parfois une dérive de la RSE.


Sources et références