Focus sur l'écotourisme et slow travel

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Bonjour à toutes et à tous, internautes et auditeurs de la planète Eco. En cette période de vacances scolaires et pour cet épisode je serais accompagné de Pauline Bagot avec qui nous allons faire un petit tour de voyage. Mais un voyage pas comme les autres, un voyage dont il n’est pas nécessaire de faire des milliers de kilomètres. Un voyage proche de chez vous et écoresponsable. Nous partons à l’aventure dans le monde de l’écotourisme ! 

Alors si on va chercher la définition de l’écotourisme on l’associe généralement au tourisme vert et c’est en fait une des formes du tourisme durable qui est plus centré sur la découverte de la nature et l’écologie urbaine. Mais avant de parler de ce tourisme vert, Pauline tu vas nous présenter un petit historique de l’origine des vacances.

 

Ahhhh les vacances… Toujours attendues, toujours idéalisées, elles sont l’évasion qui justifie notre train- train quotidien le reste de l’année, elles sont une bouffée d’air dans nos contrariétés. Alors on les planifie, parfois longtemps en avance, on cherche à trouver le meilleur endroit, la meilleure météo, la meilleure plage, le meilleur prix… tout doit être meilleur en vacances !

Symbole de la société de consommation et de loisirs, les « vraies » vacances ne sont apparues qu’au XXe siècle. Voici un petit historique des congés !

Saviez-vous qu’au Moyen-Âge il y a eu jusqu’à 80 jours fériés ? Le rêve, non ? Pas tout à fait. A l’époque, c’était l’Église qui régissait les temps de repos des travailleurs, et ceux-ci étaient calés sur les fêtes religieuses. Par contre, pas question de flâner pendant ces 80 jours… ces journées devaient être consacrées à la prière et au recueillement. Il y avait 2 autres possibilités d’avoir un congé long : le pèlerinage et les travaux des champs. En 1231, le pape Grégoire accorde un congé « vendanges » aux écoliers. C’est l’ancêtre des grandes vacances.

Quelques siècles plus tard, au 18-19e, c’est l’âge d’or des vacances pour les plus fortunés. La mer et la montagne deviennent des lieux de villégiature prisés pour leurs vertus santé et les loisirs qu’elles offrent. On voit apparaître les premières stations thermales et stations balnéaires. Le développement du chemin de fer n’y est pas étranger ; alors qu’en 1814 il fallait compter 31h pour faire Paris-Le Havre, il ne faut plus que 3h59 en 1893 avec le train. Deauville, Biarritz et Côte d’Azur deviennent les destinations à la mode.

On a bien compris que finalement les vacances sont les privilèges des plus fortunés mais depuis quand pouvons-nous vraiment tous en profiter ?

C’est au XXe siècle que les congés se démocratisent petit à petit pour tout le monde. En 1939, les enfants sont en vacances du 15 juillet au 30 septembre. Les périodes et congés sont à l’époque encore très fortement calqués sur l’activité aux champs et les fêtes religieuses. Mais l’événement majeur est l’instauration de congés payés en 1936, d’abord 12 jours qui au fil du siècle vont évoluer jusqu’à 5 semaines en 1981.

Dans un premier temps, les congés payés ont permis aux familles, notamment ouvrières, de rejoindre leur famille à la campagne pour aider aux récoltes. Mais petit à petit, à mesure que la ruralité diminue, ce temps de congés est utilisé pour partir en vacances. On assiste à un fort développement du tourisme à partir des années 50. Le camping prend son essor, les villes côtières voient leur population tripler l’été et commencent à penser des aménagements spécifiques pour le tourisme. C’est tout une nouvelle économie qui se met en place. Les calendriers de vacances scolaires intègrent des zones pour allonger les périodes pendant lesquelles les stations de ski et stations balnéaires recevront des vacanciers. Le temps de travail et le temps scolaire diminuent, ce qui donne les weekends et les RTT.

Mais qui dit congé ne dit pas forcément vacances. Bien que de plus en plus populaire, partir en vacances reste un coût que toutes les familles ne peuvent pas assumer.  Les associations et les comités d’entreprise s’emparent du sujet et développent des dispositifs pour permettre une meilleure accessibilité des vacances. C’est l’apparition des villages vacances et des colonies.

C’est principalement en France non que les gens partent en vacances ?

Jusqu’à présent oui mais les horizons s’élargissent petit à petit. Avec le développement du TGV mais surtout de l’avion, les vacances permettent de traverser les frontières et découvrir par soi-même les paysages vantés par le National Geographic et les émissions de voyage. Les destinations toujours plus exotiques deviennent le nouvel idéal. Les temps de trajet et les prix se réduisent, rendant le bout du monde à portée de main et presque de bourse.

Et c’est là qu’on commence à voir la limite des vacances. En 15 jours de voyage, on peut parfois avoir le même bilan carbone qu’en plusieurs mois de vie quotidienne. 

C’est vrai que le tourisme de masse engendre une énorme pollution notamment avec les transports, l’avion, mais aussi la voiture. Et puis il ne faut pas oublier que ce tourisme détériore aussi les écosystèmes et ne profite pas toujours malheureusement aux populations locales. Mais quelles sont à ton avis les solutions pour joindre l’utile à l’agréable ?

L’idée c’est de changer d’esprit et de passer en mode « slow travel » donc le « voyage lent » c’est-à-dire d’aller moins loin, moins vite tout en profitant du trajet, des paysages, des rencontres. Faire du trajet un temps du voyage et ne pas attendre d’être à destination pour se sentir en vacances. Ensuite dans les choix d’hébergement on peut utiliser des alternatives à Airbnb et Booking qui sont des plateformes américaines : il y a notamment la plateforme Greengo.voyage. Sur cette plateforme toute récente on retrouve une sélection d’hébergements « responsables » uniquement en France. Ce qui est intéressant aussi c’est que sa commission est moins élevée que les grandes plateformes américaines, ce qui laisse plus de revenu à l’hébergeur.

Il y a aussi un autre état d’esprit, ce sont les vacances apprenantes : les chantiers participatifs, le woofing, les vacances peuvent être l’occasion de donner un coup de main, de faire de chouettes rencontres et développer un nouveau savoir. Pour ça RDV sur des sites comme twiza.org qui permet de recenser les chantiers participatifs sur l’écoconstruction notamment en France et de s’y inscrire, wwoof.fr qui est le site référence de woofing : le fait de se rendre dans une exploitation agricole, d’avoir le gîte et le couvert mais de donner un coup de main pendant un certain nombre de jours et donc ça permet d’avoir un travail manuel, de mettre les mains dans la terre, de découvrir de nouvelles compétences tout en aidant un producteur ou un agriculteur. Et dans le même état d’esprit il y a aussi helpx.net là aussi pour être mis en contact avec des agriculteurs qui cherchent un coup de main pour des chantiers ou autre sur leur exploitation.

Pour être dans le mode slow le moyen de déplacement par excellence c’est le vélo et on peut envisager de partir en vacances à vélo et pour ça le Maine-et-Loire est chouette parce qu’on est traversé par deux grands itinéraires vélo. Le premier c’est La vélo Francette qui va de Ouistreham dans le Calvados à la Rochelle et qui passe par notre département donc vous pouvez partir dans un sens ou dans un autre et trouver la mer à votre arrivée. Il y a aussi de manière plus classique La Loire à vélo. Tout cela permet de se faire des vacances sportives et écologiques.

Je ne sais pas vous mais ça me donne envie moi d’enfourcher mon vélo et d’aller explorer ces fameux bords de Loire, prendre le temps de découvrir l’environnement proche de nous et qui nous entoure. Ce qui est sûr c’est qu’en 2020 et cette année encore le contexte sanitaire a au moins permis de remettre de la logique et du sens aux déplacements et dans nos destinations de vacances.

Voilà Pauline je pense qu’on a fait un peu le tour du sujet, en tout cas merci pour tes éclairages sur le sujet, et pensez bien sûr à partager et commenter sur les réseaux sociaux. A bientôt sur Génération Eco.